Présentation de l’association

L’Association France Croatie Amitié existe depuis 2006. Dénommée initialement France Croatie Solidarité, elle avait pour but de venir en aide aux populations croates victimes de la guerre dans leur pays. Plusieurs convois humanitaires ont ainsi été organisés à destination de la Croatie.

Après le conflit, l’Association a évolué pour prendre le vocable « France Croatie Amitié ». Ses missions sont aujourd’hui de favoriser, par des réunions, conférences et animations diverses, toutes formes d’échanges, culturels, économiques, folkloriques, musicaux et sportifs qui permettent une meilleure connaissance réciproque.

L’association  est gérée par un conseil d’administration composé de 9 membres ; le Président en est Jacky TISSERAND, le Vice-Président Daniel MOREAU, le trésorier Bernard BORDERIEUX et la secrétaire Annette BAILLY.

Vlado JANKOVEC, artisan de la première heure de l’association, en est le Président d’honneur.DSC_0035

                         Les membres du Conseil d’administration et leurs conjoints

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Scandale Agrokor en Croatie : démission de la ministre de l’Économie sur soupçons de népotisme

Martina Dalić, vice-Première ministre et ministre de l’Économie du gouvernement d’Andrej Plenković, a démissionné lundi 14 mai, moins d’une semaine après une fuite d’emails suggérant qu’elle aurait utilisé sa position pour permettre à des amis et associés de bénéficier de la restructuration du géant agro-alimentaire croate Agrokor.

Je ne veux pas être un fardeau », a déclaré Martina Dalić pour expliquer sa démission lors d’une conférence de presse, lundi 14 mai. Un fardeau pour le gouvernement d’Andrej Plenković et pour l’Union démocratique croate (HDZ), bien embêtés par des révélations touchant au népotisme qui ont fait tomber la vice-Première ministre et ministre de l’Économie croate.

L semaine dernière, le site d’information index.hr a en effet publié certains des emails de Martina Dalić, échangés avec des consultants, des avocats et des chefs d’entreprises. Des personnes qui sont ensuite devenues membres du comité pour la gestion du géant de l’agro-alimentaire après l’adoption de la Lex Agrokor en avril dernier, ou qui ont vu leurs entreprises conclure de juteux contrat avec la multinationale.

Cette correspondance suggère qu’elle aurait utilisé sa position au sein du gouvernement pour aider ses amis et ses partenaires d’affaires à bénéficier de la restructuration du géant agro-alimentaire, qui menaçait de s’écrouler sous les dettes et d’emporter avec elle l’économie croate. Des allégations que Martina Dalić réfute, affirmant qu’elle a toujours travaillé dans l’intérêt premier d’Agrokor.

Le Premier ministre Plenković a accepté sa démission dans la foulée, se déclarant « désolé » que la vice-Première ministre doive quitter le gouvernement et regrettant un manque de transparence qui aurait permis d’éviter ces « petites taches ». Le gouvernement est censé arriver d’ici à juillet à un accord avec les créditeurs floués par les manœuvres financières d’Agrokor et empêcher la faillite d’une entreprise qui emploie plusieurs dizaines de milliers de personnes et dont dépendent de larges pans de l’économie croate.

Source « Courrier des Balkans »

 

Pont de Pelješac : le Premier ministre Andrej Plenković relance la construction malgré l’opposition de Sarajevo

Source « Courrier des Balkans »

Pour contourner l’enclave bosnienne de Neum, la Croatie veut un pont entre le continent et la presqu’île de Pelješac. Le Premier ministre Andrej Plenković a signé le contrat de construction. Sarajevo n’entend pas se laisser faire.

Le 23 avril, Andrej Plenković a signé à Dubrovnik le contrat pour la construction du pont qui doit relier le continent et la presqu’île de Pelješac avec les représentants du consortium d’entreprises ayant remporté l’appel d’offre, notamment la China Road and Bridge Corporation. « Ce projet réunit la Croatie et la rend unique. C’est un projet d’une importance stratégique et durable pour tout le pays », s’est réjoui le Premier ministre, ajoutant que le pont de Pelješac resterait « un des symboles de la valeur ajoutée des premières années de la Croatie au sein de l’Union européenne ».

« Nous avons fait de grandes avancées techniques et la hauteur du pont, tout comme l’écartement entre ses piles, permettent à nos amis de Bosnie-Herzégovine de passer sans problème et au port de Neum de fonctionner tout à fait normalement », a précisé Andrej Plenković. Le pont de Pelješac fait en effet l’objet depuis 2007 d’un litige territorial avec la Bosnie-Herzégovine. Sarajavo argue que le pont, qui doit faire 2,4 km, bloquera le port de Neum et son seul accès à la mer Adriatique.

Les dirigeants bosniens ont réagi à cette signature dès le lendemain. « La Croatie a continué la mise en œuvre du projet controversé malgré tous les avertissements. Nous alerterons la Commission européenne là-dessus », a déclaré Bakir Izetbegović, le membre bosniaque de la présidence tripartite. Cela fait des années que Sarajevo répète que le pont ne peut pas être construit tant que les litiges frontaliers bilatéraux n’auront pas été réglés.

Affaire à suivre…

La construction du pont de Pelješac est la première des quatre phases du projet « Connectivité routière Dalmatie du sud », cofinancé à hauteur de 357 millions d’euros par la Commission européenne. Les travaux du pont en lui-même devraient durer trois ans et coûter 280 millions d’euros.