L’ARCHIPEL DE VIS REJOINT LE RÉSEAU MONDIAL DES GÉOPARCS DE L’UNESCO

La ville de Vis sur l’île éponyme

16 juin 2019

L’archipel de Vis, au milieu de la mer Adriatique, est récemment devenu membre du réseau des géoparcs de l’Unesco. Ce dernier permet dans le monde entier de faire « la promotion du respect de l’environnement et de l’intégrité du paysage ».

L’archipel de Vis fait partie des onze géoparcs à avoir rejoint le 20 février dernier les 147 parcs du réseau mondial de l’Unesco. « Les géoparcs mondiaux UNESCO sont des espaces géographiques unifiés, où les sites et paysages de portée géologique internationale sont gérés selon un concept global de protection, d’éducation et de développement durable », peut-on lire sur le site de l’institution internationale.

L’archipel de Vis, situé au milieu de l’Adriatique, se compose de l’île de Vis et d’une série d’îlots proches et non habités, notamment Ravnik, Budihovac, Veli Paržanj, Mali Paržanj, Greben, Host, Veli Barjak et Mali Barjak, ainsi que d’îles situées plus au large, notamment Palagruža à 40 milles au sud, dont les seuls habitants sont les gardiens du phare, et l’îlot de Jabuka, qui s’élève telle une pyramide noire de diabase volcanique, à 30 milles à l’ouest de Vis. Au sein de ce triangle, d’une surface de presque 6000 km² se trouvent également les îles de Sveti Andrija, habitée de manière saisonnière, de Brusnik et de Biševo, la seule autre île encore habitée de l’archipel.

Jusqu’alors, seul le parc naturel de Papuk avait le statut de « géoparc mondial de l’Unesco » en Croatie. C’est à l’Institut géologique croate, soutenu par les villes de Vis et Komiža, que l’on doit l’initiative de ce géoparc. La candidature a été préparée par un groupe de travail dirigé par le géologue Jakšo Božanić et composé des scientifiques Tvrtko Kobar et Josip Belmarić, du professeur Joško Božanić et du biologiste Dalko Zanki.

L’archipel de Vis possède déjà sept zones protégées à divers degrés par la Loi sur la protection de la nature : les îlots de Brusnik et Jabuka, la Modra špilja (Grotte bleue), la Medvidina špilja (Grotte des phoques moines), l’île de Ravnik et sa grotte, et la baie de Stiniva. Les géoparcs ont l’ambition de favoriser « l’adoption de bonnes pratiques environnementales », en utilisant les énergies renouvelables et le tourisme vert. Ils ont pour objectif de faire « la promotion du respect de l’environnement et de l’intégrité du paysage ».

 

 

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